Les Camerounais savent tous qui voulaient que leur CAN soit encore reportée. Cette personne est bien connue d’eux. Il s’agit du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui plus est, il a grandement contribué à la chute de leur compatriote, Issa Hayatou, en mars 2017, alors que ce dernier voulait être reconduit, pour la énième fois, à la tête de la CAF.
Après avoir manœuvré, en vain, pour que la CAN 2022 soit reportée, il faut rappeler que l’Italo-Suisse est à l’origine de la suspension du prédécesseur d’Ahmad Ahmad de toutes les activités liées au football. Et ce, le mardi 31 août 2021, par l’organisation basée, à Zurich, en Suisse, pendant une année pour avoir signé avec l’entreprise Lagardère Sports, du temps où il était encore le patron de l’instance dirigeante du ballon rond continental, un contrat contraire aux principes concurrentiels, pour la gestion des droits marketings/médias du football africain entre 2014 et 2017. Par conséquent, la suspension du natif de Garoua, qui s’étend au niveau national et international, ne lui permettra pas d’être présent dans les stades lors de la fête du ballon rond continental qu’organisera le Cameroun du 9 janvier au 6 février prochains. Le président d’honneur de la CAF, le fils du Cameroun, Issa Hayatou, est écarté de l’organisation de la compétition phare du football africain qui se déroulera dans son pays, et ce, pour la deuxième fois de son histoire après 1972.
Lorsqu’on se réfère aux accusations graves portées contre l’ex-président de la CAF, Issa Hayatou, reconnu coupable de manquement à l’éthique dans le dossier Lagardère Sports, on s’attendait à ce qu’il écope d’une sanction très sévère. Ce qui n’est pas le cas. A la vérité, Gianni Infantino a ressuscité cette vielle affaire, tout juste pour sanctionner son ‘’ ennemi éternel’’, suspendu un an de toutes activités liées au football, pour l’empêcher de participer à la CAN dans son propre pays où il est vénéré. Cette décision de la FIFA, qui n’est pas du tout du goût des Camerounais, rendra l’atmosphère lourde à l’occasion de la CAN 2022. Et surtout à cause de la présence du chef du gouvernement du football mondial, Gianni Infantino, qui risque de se faire huer par la population du pays hôte du prochain tournoi continental.
Pour rappel, depuis le départ d’Issa Hayatou, le grand panafricaniste, en mars 2017, de la présidence de la CAF, cette institution est devenue un département de la FIFA.