Interpellés sur les questions brûlantes de l'actualité footballistique ivoirienne, relatives aux accusations malveillantes de la présidente du comité de normalisation de la FIF, Mariam Dao Gabala, les membres de l'ancien Comité exécutif de l'institution fédérale ont démonté ses affirmations.
Lors d'une conférence de presse qu'ils ont animée, ce lundi 29 novembre 2021, au Palm Club, à Cocody, ils ont démonté ses attaques. Les ex-collaborateurs du défunt président de la faîtière de la discipline reine, Sidy Diallo, ont dénoncé les attaques de Mariam Dao Gabala qu'ils jugent fausses., malveillantes et infondées.
Revenant sur le début de la mission du CN-FIF, Omer Déhoulé, le doyen des membres de l'ancienne instance dirigeante de l'organe de gestion du ballon rond local, a relevé les informations subtiles et tendancieuses véhiculées par la patronne du CONOR.
" Nous ne pouvons pas accepter que le CONOR passe son temps à nous vilipender. Sa présidente créer les conditions pour flageller Sidy Diallo qui a sacrifié son temps et sa famille pour se consacrer au développement du ballon rond local. Elle le sort de sa tombe pour le flageller.
Nous avons décidé de donner les preuves que ce qu'elle dit est faux. Et cela, avec des documents à l'appui", a-t-il annoncé.
Cible des attaques répétées de la patronne du comité de normalisation, les anciens collaborateurs de feu Sidy Diallo sont sortis de leur silence pour ne pas laisser les accusations contre eux sans réponse.
"Depuis la disparition de Sidy Diallo, c'est la première fois que l'ex-COMEX anime une conférence de presse. Les membres de la famille Diallo, à commencer par le patriarche, Abdoulaye Diallo, s'est sentie interpellée par les propos tenus par la prêsudente du CONOR relatifs à la vie sportive de l' ancien locataire de la maison de verre.
Les sœurs, les frères, les enfants, l'épouse et le père de Sidy Diallo sont choqués par ce qui se dit depuis l'installation du CN-FIF.
Nous avons été accusés de beaucoup de choses", a rappelé Sory Diabaté, l'ex-numéro un de l'institution fédérale. Et de poursuivre :" Lorsque le comité de normalisation s'est installée, Mariam Dao Gabala a dit que la Fédération de football était à genoux. Elle a aussi jugé notre gestion de calamiteuse. Elle n'avait pas encore réalisé son audit.
Des semaines plus tard, elle a révélé l'existence de 50 agents fictifs à la FIF. Après, elle est passé à un seul employé fictif. Par la suite, elle a soutenu que l'effectif de la maison de verre était pléthorique. Depuis quelques jours, elle a laissé croire que l'équipe de Sidy Diallo est composée de voleurs et de détourneurs de fonds.
Nous avons décidé, ce lundi, de donner des réponses aux accusations portées contre d'honnêtes citoyens".
Alors que la première responsable du comité de normalisation a affirmé que chaque joueur de l'équipe de Côte d'Ivoire buvait 50 litres d'eau par jour, le professeur Cyrille Dah, patron de l'équipe médicale des Éléphants a donné les preuves sur les besoins en eau, en boisson de réhydratation complémentaire et des médicaments des Orange-Blanc-Vert.
" Au total, nous donnons 23 bouteilles d'eau minérale de 0, 5 l lors des marches, 50 pour l'entraînement et 113 par match. Pour les bouteilles de 1, 5 l, il y en a 34 pour les chambres, 46 pour la marche, 50 pour l'entraînement et 113 pour le match. Au niveau des bouteilles d'eau de 1, 5 l, 102 sont destinées aux chambres, 12 pour le petit- déjeuner, 24 pour le déjeuner et 36 pour le dîner. On achète également 80 bouteilles de boisson énergétique, Gatorade ou Powerade, selon la disponibilité, à hauteur de 300.000 Fcfa.
Pour ce qui est des médicaments, les rubriques sont la vaccination, l'assistance médicale, à savoir la présence d'une ambulance médicalisée pour les séances d'entraînement, les besoins du vestiaire, notamment les collations de fruits secs à prendre pendant la mi-temps et les préventions contre le paludisme. Nous demandons aussi la somme de 400.000 Fcfa pour les urgences médicales (radio).
Au total, nos besoins en eau, en boisson énergisante et en médicament faisaient un total de 1 million Fcfa. Après la suspension de la pédicure et de la manicure, nous dépendons finalement 968 mille 950 Fcfa.
Pour rappel, nous avons mis en place des procédures relatives aux actes médicaux, aux commandes des médicaments et autres produits pharmaceutiques nécessaires à la prise en charge médicale des équipes de Côte d'Ivoire. Et ce, depuis 2008
Lorsque les dotations ne sont pas utilisées totalement, elles sont reconduites pour le prochain match ou retournées".
Face aux accusations du comité de normalisation, tendant à faire croire à une sur facturation des budgets des sélections de Côte d'Ivoire, Sory Diabaté précise:" Les équipes de Côte d'Ivoire sont financées en totalité par l'Etat. Le ministère des Sports, des Finances, du Budget et des Affaires étrangères sont impliquées dans le processus de validation des budgets des équipes nationales. Ce n'est pas la FIF qui éxécute les dépenses. C'est le comptable de l'ONS.
Avec toute cette procédure, on ne peut pas dire que le gouvernement valide le budget des sélections sans savoir ce qu'il fait".
Pour les primes en équipe de Côte d’Ivoire, l'ex-président de la Ligue professionnelle de football (LPF) déclare:" Les primes de match ne sont pas payées par la FIF. Personne de cette institution ne touche l'argent des primes. Par ailleurs, on ne paye pas les primes de la phase finale de la CAN en espèces. Cela se fait par virement. C'est à Abidjan qu'on paye les primes en espèces afin de permettre aux joueurs de faire face aux besoins des membres de leur famille. Il n'est pas juste de dire qu'on vient avec des espèces en sélection de Côte d'Ivoire.
On sait ce qui se passe chez les Éléphants. Le dialogue est rompu entre Gabala et les joueurs. Une partie des primes de certains encadreurs est dit-on donné aux employés de la FIF. Les joueurs ont fait remonter les informations aux autorités. Les membres du comité de normalisation ne savent pas gérer l'équipe nationale".
Contairement à ce qu'a dit la patronne du CN-FIF, il existe bel et bien des contrats entre le Radisson Blu et l'instance dirigeante du sport roi.. "on dit que lorsqu'on gérait la FIF, le séjour au Radisson Blu coûtait 80 millions Fcfa. Et pourtant, il existe des contrats de 62 millions Fcfa, de 50 millions Fcfa et de 45 millions Fcfa.
Il y a eu 4 contrats signés entre le Radisson Blu. Et la Fédération de football. On nous dit qu'il n'y avait pas de contrat entre les deux entités.
Il y a 5 fenêtres FIFA par année. A chaque regroupement des champions d'Afrique 2015, on signe un contrat avec le Radisson Blu. La normalisation n'a pas baissé le coût de l'hébergement de l'équipe de Côte d'Ivoire de 80 à 40 millions Fcfa. Nous n'avons pas attendu la normalisation pour faire des regroupements à moins de 80 millions Fcfa. Il faut que le CONOR arrête de dire des choses qui ne sont pas justes. On propage de fausses informations pour nous livrer à la vindicte populaire. Et cela est fait à dessein.
On dit également que le carburant du car du Radisson Blu à Sol Béni a coûté des millions de Fcfa. Ce n'est pas vrai.
La Fédération dirigée par feu Sidy Diallo ne s'est jamais entraînée à Sol Béni. On avait voulu s'entraîner là-bas. On nous a envoyé une facture comme si on allait s'entraîner à Wembley. On est partis au CTN. La pluie a endommagé la pelouse synthétique. On s'est retrouvés au stade Félix Houphouët-Boigny. Quand le Félicia a été fermé pour travaux, on est partis à Songon.
Pour revenir au prix du carburant du car des Éléphants, on dépensait 500.000 Fcfa en 10 jours. Tout ce qui a été dit est faux ", a soutenu mordicus Sory Diabaté.
Au sujet des 89 millions Fcfa payés aux avocats parisiens de la FIF pour la saisine du TAS , Me Athanase Raux a confié:" Le 20 décembre 2020, nous avons été informés que la FIFA s'apprêtait à nommer un comité de normalisation à la FIF. Nous avons, donc, saisi nos avocats parisiens qui nous ont conseillés d"anticiper en saisissant le TAS. Le lundi 21 décembre 2020, nous avons déposé un recours au TAS. Nous étions encore aux affaires avant que la FIFA n'installe le CONOR. Nous avons décidé de faire payer les frais d'honoraires des avocats par la FIF que nous gérions", a-t-il conclu.
Au terme de la conférence de presse qu'ils ont animés, les membres de l'ex-COMEX de l'institution fédérale ont émis l'idée de la mise en place d'un comité de gestion de l'équipe de Côte d'Ivoire. Car, selon eux, les Éléphants ne peuvent pas aller à la CAN 2022 avec le CN-FIF qui s'est montré incompétent à gérer la sélection ivoirienne.